Diplômée d’un master recherche à l’Université d’Orléans, je souhaite me spécialiser dans l’histoire culturelle, des médias, du féminisme, des identités et des sexualités.
Mon travail de thèse porte sur la culture musicale urbaine martiniquaise (shatta, dancehall, trap et rap), car elle a une forte influence sur l’imaginaire et les représentations des jeunes entre 12 et 30 ans. Cette musique s’inscrit dans le quotidien, en dénonçant la précarité, les violences, le racisme et le rejet de l’autre, qu’elle alimente parfois, elle-même, en sacralisant des héros subversifs comme la figure du « gangster » ou de la « bad gyal ». Par mes recherches, je souhaiterais mettre en lumière la manière dont la scène musicale émergente interroge les rapports femmes-hommes, la sexualité et les identités complexes. Il s’agira tout particulièrement de travailler sur les trajectoires de femmes artistes (comme Maureen, Meryl, ou Jahlys) en questionnant leur engagement identitaire, culturel, social, féminin et féministe ou encore politique (postcolonial, décolonial). L’objectif sera d’étudier, d’une part, leurs formations musicales, leurs parcours individuels et collectifs, leurs réseaux, leurs références musicales tout analysant, d’autre part, leurs capacités à émerger sur la scène musicale locale, nationale et internationale ; à s’investir pour la jeunesse en tant que porte-parole d’une culture afro-caribéenne, celle de l’expérience et de la vérité de la rue. Cette thèse étudiera également les phénomènes de rejet des artistes, des textes, des codes et des images véhiculées (hyper-sexualisation, glorification de la violence de la drogue, de l’argent) à travers une approche critique et distanciée.
CV : https://pheeac-dev.pil-media.com/wp-content/uploads/2024/01/CV-GNS-1.pdf
