JOURNÉE D’ÉTUDE

Le LC2S a le plaisir de vous informer de ses journées d'étude

Corps, médecine et colonialité de l'équipe

Mondes caraïbes et transatlantiques en mouvement

mardi 24 et mercredi 25 mai 2022

Réalisées en collaboration avec l’équipe de recherche Erraphis-Europhilosophie, Université Toulouse – Jean Jaurès, organisées par Elsa Dorlin (MCTM, Erraphis, Université Toulouse Jean-Jaurès) avec le concours de Christine Chivallon (MCTM-LC2S-CNRS), Paola Lavra (MCTM, Campus Caribéen des Arts-Martinique) et Myriam Moïse (MCTM, LC2S-CNRS, Université des Antilles, Martinique).

Le déroulement de cette réflexion se fera en deux moments destinés pour l’un à travailler l’archive coloniale pour en extraire les techniques de domestication des corps noirs et les réponses que de telles techniques ont pu recevoir au travers de micro-pratiques de résistance et de mise en représentation du corps ; le second se destinera à envisager le corps « résistant » comme archives décoloniale notamment au travers des conflits qu’a fait naître la crise sanitaire actuelle.

  • Premier axe : L’archive coloniale et les techniques de domestication/racialisation des corps noirs par la médicalisation
  • Deuxième axe : Le corps racialisé et soigné comme archive décoloniale

Retrouvez le programme et le lien de connexion sur le site de la FMSH : https://www.fmsh.fr/fr/projets-soutenus/corps-medecine-et-colonialite

 

 

Séminaire BEST/FRACA

Les équipes BEST et FRACA du LC2S ont le plaisir de vous inviter à leur séminaire transversal :

 

L’insularité caribéenne à l’épreuve des risques et catastrophes « naturels »

Dialogue autour des « causes profondes » des vulnérabilités 

Vendredi 18 mars 2022 de 9 h 45 à 13 h 00
(heure de Martinique)

Lien Zoom : https://u-pec-fr.zoom.us/j/82729505771?pwd=Nm1pRjFCNjZHTU15QWxVbzVpSTlRZz09

ID de réunion : 827 2950 5771 / Code secret : 285042

Ce séminaire a pour vocation d’échanger autour de l’« hyper-vulnérabilité » qui caractérise les territoires insulaires de la Caraïbe, en rassemblant tant des chercheurs que des gestionnaires de crise (collectivités, ONG, État, etc.) issus de la région Caraïbe (archipel d’Old Providence & San Andrés et des Petites Antilles du Nord, comme Saint-Martin, entre autres). Dans une démarche à la fois comparative et réflexive, le principal objectif de cette rencontre est d’ouvrir un espace de dialogue pour échanger sur les capacités locales et régionales d’expertise et de recherche de ces territoires en matière de risque et catastrophes « naturels ».

 

9 h 45 - 11 h 15

Retours d’expérience
L’insularité caribéenne à l’épreuve des catastrophes « naturelles »

 

Christophe HÉNOCQ (Collectivité de Saint-Martin) : Le cas de Saint-Martin en 2017

Josephina HUFFINGTON (Association Veeduria Civica) : Le cas d’Old Providence en 2020

DISCUTANTS

Ana Isabel MÁRQUEZ PÉREZ (Universidad Nacional de Colombia-Sede San Andrés)

Thierry NICOLAS (MINEA, Université de Guyane)

 

11 h 20 - 13 h 00

Table ronde
Dialogue autour des « causes profondes » des vulnérabilités

 

Conclusion transversale

Dimitri BÉCHACQ (CNRS-LC2S) & Yann BÉRARD (UA-LC2S)

 

Organisation & animation : Morgane LE GUYADER (UA-LC2S) & Justine BERTHOD (IHEAL-CREDA)

 

Présentation : https://localhost/seminaire-transversal-bestfraca-18-mars-3/

Séminaire BEST/FRACA

©Florence MÉNEZ, SaRiMed, AMURE-IUEM, 2021

Les équipes BEST/FRACA du LC2S ont le plaisir de vous convier à leur prochain
séminaire de recherche en commun (invitation en pièce-jointe) :

Séminaire de recherche transversal BEST/FRACA du LC2S

Cycle « La santé aux Antilles au prisme des SHS 

Sargassum Crisis/Crise des sargasses

Regards croisés sur les projets SaRiMed et CESAR

Vendredi 11 février 2022, de 14 h 30 à 16 h 30 (heure des Antilles)

Faculté de droit et d’économie de Martinique, Campus de Schoelcher

Connexion à distance : https://univ-antilles-fr.zoom.us/j/87125039287

À propos des projets

SaRiMed : https://www.umr-amure.fr/projets-scientifiques/sarimed/

CESAR : https://anr.fr/Projet-ANR-19-SARG-0005

Lieux rayés, lieux raillés : quand les sargasses rebattent les cartes de l’habitable

par Florence Ménez, coordinatrice du projet SaRiMed

florence.menez@univ-brest.fr

Résumé de l’intervention : La présence massive des sargasses sur le littoral martiniquais, le changement dans le paysage et/ou les gênes/symptômes occasionnés par les émanations de gaz, dégradent-ils les conditions de l’habitable au point de redessiner l’occupation du territoire ? Les données qualitatives de la recherche SaRiMed permettent à ce stade de questionner, dans une perspective diachronique et dans la synchronie, les fluctuations dans les perceptions et les pratiques de l’habiter littoral en Martinique. Nous présenterons ainsi la qualification des odeurs et ce qu’elles peuvent dire du rapport au phénomène, au corps et à son lieu de vie ; comment les émanations de gaz tracent des frontières, et construisent une nouvelle carte de l’habitable, entre des lieux « rayés de la carte », des lieux taxés de « Sargasse city », et de nouveaux lieux investis/envisagés par les mobilités géographiques, temporaires ou pérennes ; enfin, nous souhaitons ouvrir la discussion sur les questions que posent ces nouvelles pratiques et représentations, sur la littoralisation, sur l’architecture, sur le champ des possibles/de l’enviable.

Florence Ménez est docteure en anthropologie sociale et culturelle (EHESS, Paris) et en histoire sociale européenne contemporaine (Université Ca’ Foscari, Venise), ingénieure de recherche à l’UMR AMURE-IUEM-UBO, et collaboratrice au LC2S. Ses premières recherches sur les littoraux du Nord Adriatique (Italie) et breton lui ont permis d’envisager de nouvelles interactions interspécifiques entre humains et non-humains, lors de proliférations (algues, palourdes) et accidents technologiques (marées noires, pollutions de l’eau), notamment sous l’angle des dynamiques imaginaires et matérielles, du rapport autochtonie/allochtonie, des mobilisations, traductions artistiques et formes narratives alternatives. Depuis 2018, elle consacre ses recherches aux problématiques des sargasses. Elle a participé au programme Eco3Sar (ADEME-CNRS, 2018-2020), au groupe de recherche sur les sargasses du CHUM, et coordonne la recherche SaRiMed, concernant les impacts sanitaires et sociaux des échouements de sargasses sur le littoral martiniquais et guadeloupéen (financement Fondation de France, 2021-2023). Parmi ses publications récentes au sujet des sargasses : « Les lanceurs de SOS : entre mobilisations profanes et expertes pour la reconnaissance du problème des échouements de sargasses en Martinique »Écologie & politique, 63, 2021, p. 107-119 ; « La télé est morte. Algues brunes, corrosion, contagion aux Antilles », Techniques & Culture, 72, 2019, p. 184-199.

CESAR contre Sargator, ou le droit au secours des sargasses*

par Victor David, participant au projet CESAR

victor.david@ird.fr

Résumé de l’intervention : « Sauver les sargasses ? » Vu des Antilles françaises, voilà qui peut sembler être une bien étrange proposition ! Depuis 2011, les afflux massifs de sargasses sur les littoraux de l’Ouest Atlantique central et de la Caraïbe en particulier sont considérés comme un véritable fléau à l’origine de problèmes sanitaires, économiques et sociaux. Le ramassage et l’élimination de milliers de tonnes échouées à chaque saison se révèlent être un casse-tête coûteux pour les populations, la biodiversité et les collectivités. La recherche effrénée de solutions pour faire face à ce phénomène a conduit à envisager, voire à opérer déjà, l’élimination des sargasses en pleine mer afin d’éviter qu’elles ne s’échouent sur les plages. Or les travaux de la première année du projet ANR CESAR ont conduit à valider l’hypothèse selon laquelle les sargasses ont un statut juridique variable en fonction de l’endroit où elles se trouvent et selon qu’elles sont vivantes ou mortes. Cette variabilité est riche de conséquences à de nombreux égards. Dans cette optique, nous soutenons l’argument qu’une protection juridique des sargasses vivantes en pleine mer – à l’instar de ce que font déjà les États-Unis par exemple – doit être sérieusement envisagée en droit français pour éviter leur destruction massive par des navires spécialement conçus à cet effet et dénommés « Sargator ».

*Cette présentation inclut les résultats de recherches menées par Stéphane Chaperon (doctorant à l’Université des Antilles) et Émilie Faroult (élève-ingénieure à AgroParisTech) dans le cadre de stages encadrés en 2021 au LC2S.

Docteur en droit et sciences sociales de l'Université Paris Sciences & Lettres-EHESS, Victor David est chargé de recherches à l'IRD, membre de l’UMR SENS (IRD-CIRAD-UPV Montpellier). Il a suivi une triple formation initiale en droit, science politique et langues & civilisations anglophones à l’Université Paris Nanterre. Ses activités de recherche et son expertise sont axées sur l’évolution du droit de l’environnement, notamment dans des contextes de pluralisme juridique dans l’outre-mer français et de présence de populations autochtones. Son autre thème de recherche porte sur les droits de la nature. Accueilli depuis novembre 2020 au LC2S, dont il est également collaborateur, ses travaux s’intéressent à la Caraïbe et l’Amérique latine et portent, entre autres, sur le statut juridique des sargasses dans le cadre du projet ANR CESAR. Lors de sa précédente affectation en Nouvelle-Calédonie, il s’est intéressé au droit et aux stratégies politiques d’adaptation au changement climatique dans le Pacifique Sud, à la protection juridique des déplacés environnementaux en Océanie et à la géopolitique de l’Océanie. Il coordonne à ce titre le projet CEPIL (2014-2023) d'appui scientifique pour l'élaboration du Code de l’environnement de la Province des Îles Loyauté. En septembre 2019, il a été nommé membre de la Capacity-Building Task Force de l’IPBES. Il est aussi chercheur associé de l’Observatoire international des droits de la nature basé au Québec.

Discussion assurée par

Isabelle Dubost, maître de conférences en anthropologie, Université des Antilles, LC2S

Aurore Phipps, doctorante en science politique, Université des Antilles, LC2S

Présentation : https://pheeac-dev.pil-media.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-02_SargassumCrisis.pdf

Séminaire de recherche transversal BEST/FRACA du LC2S

                                                                       
Les équipes BEST/FRACA du LC2S ont le plaisir de vous convier à leur prochain séminaire de recherche en commun (invitation en pièce-jointe) :

Séminaire de recherche transversal BEST/FRACA du LC2S

Cycle « La santé aux Antilles au prisme des SHS »

Table ronde d’ouverture

Vendredi 28 janvier 2022, de 10 h 00 à 12 h 00 (heure des Antilles)

Faculté de droit et d’économie de Martinique, Campus de Schoelcher

Connexion à distance : https://univ-antilles-fr.zoom.us/j/87125039287

Au regard de l’actualité des crises sanitaires aux Antilles, de l’histoire longue (et moins longue) dans laquelle elles s’enracinent et de la demande sociale et politique croissante à laquelle les sciences humaines et sociales (SHS) sont aujourd’hui confrontées à leur égard, cette table ronde introduit un cycle de séminaires sur « La santé aux Antilles au prisme des SHS » qui invite 1) à dresser un état des savoirs de nos disciplines dans une perspective sociohistorique, 2) à questionner le positionnement du chercheur en SHS dans la cité par temps de crise, et 3) à réfléchir aux besoins et perspectives de la recherche en santé pour les SHS dans des contextes situés.

Avec les interventions de

Justin Daniel, professeur des universités en science politique, Université des Antilles, LC2S, président du Conseil économique, social, environnemental, de la culture et de l’éducation de Martinique (CÉSECÉM)

Laurent Morillon, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université des Antilles, LC2S, délégué régional académique à la recherche et à l’innovation pour la Martinique

Stéphanie Mulot, professeure des universités en sociologie, Université Toulouse – Jean-Jaurès, CERTOP

Discussion et animation par

Dimitri Béchacq, chargé de recherche en anthropologie sociale et ethnologie, CNRS, LC2S

Yann Bérard, maître de conférences en science politique, Université des Antilles, LC2S

Myrtille Ferné, doctorante en socio-anthropologie à l’EHESS

Programme : https://pheeac-dev.pil-media.com/wp-content/uploads/2022/01/2021-01_Table-ronde_SASHS.pdf

👉 Prochaine séance du cycle « La santé aux Antilles au prisme des SHS » : Sargassum Crisis/Crise des sargasses : regards croisés sur les projets SaRiMèd et CESAR, vendredi 11 février 2022, de 14 h 30 à 16 h 30 (heure des Antilles).

Retour sur le projet H2020 SOCLIMPACT : Changement climatique et politiques d’adaptation

Le projet SOCLIMPACT est un projet de recherche financé par l'Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. Il vise à étudier les effets du changement climatique sur les îles et archipels européens, avec un accent particulier sur les Antilles françaises. Le projet est coordonné par l'Université de Las Palmas de Gran Canaria, en Espagne, et implique 24 partenaires de 12 pays européens.

Les travaux de recherche du projet SOCLIMPACT ont été menés dans les Antilles françaises (Martinique et Guadeloupe). En s'appuyant sur les modélisations climatiques réalisées dans la cadre du projet C3AF, les travaux de recherche se sont concentrés sur les domaines suivants :

Les résultats du projet SOCLIMPACT seront mis à disposition des décideurs politiques, des scientifiques et du grand public. Ils contribueront à renforcer la lutte contre le changement climatique et à protéger les Antilles françaises.

Voici quelques-uns des résultats clés du projet :

  • Le changement climatique aura un impact significatif sur les Antilles françaises.
  • Les impacts économiques du changement climatique seront importants, en particulier pour les secteurs du tourisme, de la pêche et de l'agriculture.
  • Il existe des politiques d'adaptation qui peuvent aider les Antilles françaises à faire face aux effets du changement climatique.

Le projet SOCLIMPACT contribue à renforcer la lutte contre le changement climatique et à protéger les Antilles françaises.

Voici quelques exemples spécifiques des impacts du changement climatique sur les Antilles françaises :

  • L'élévation du niveau de la mer pourrait entraîner l'inondation des zones côtières, y compris des plages, des zones agricoles et des infrastructures.
  • Les changements de température et de précipitations pourraient entraîner une baisse de la production agricole et une augmentation des risques d'incendies de forêt.
  • L'augmentation de l'acidité des océans pourrait nuire aux récifs coralliens, qui sont un important atout touristique et économique.

Les travaux de recherche du projet SOCLIMPACT devraient permettre de développer des politiques d'adaptation au changement climatique pour les Antilles françaises. Ces politiques comprennent :

  • La construction de digues et de murs de mer pour protéger les zones côtières de l'inondation.
  • Le développement de cultures agricoles adaptées au changement climatique.
  • La gestion des forêts pour réduire les risques d'incendies.
  • La restauration des récifs coralliens.

Les politiques d'adaptation au changement climatique développées dans le cadre du projet SOCLIMPACT contribueront à rendre les Antilles françaises plus résilientes aux effets du changement climatique.

Réunion de restitution du projet SOCLIMPACT

Le projet est coordonné par l'Université de Las Palmas de Gran Canaria, à travers son Institut universitaire du tourisme et du développement économique durable (Tides) avec un consortium de 24 partenaires, a été financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. Par l’intermédiaire du laboratoire du LARGE pour la modélisation climatique et les mesures physiques et le LC2S pour la dimension socio-économique, l’Université des Antilles est partenaire du projet aux Antilles françaises.

Les îles sont des territoires singuliers, appartenant à l'UE avec pour certaines d’entre elles le statut de régions ultrapériphériques et de hotspots de la biodiversité mondiale. Leurs écosystèmes se sont développés en isolement, loin des continents, ce qui a entraîné le développement de nouvelles espèces adaptées aux contraintes uniques de la vie insulaire. Chaque île a un climat et une géographie distincts, ce qui se traduit par une faune et une flore adaptées. Cependant, le changement climatique contribue au déclin progressif de cette biodiversité extraordinairement riche. En outre, l'océan qui les entoure est d'une importance cruciale, car les eaux océaniques absorbent de grandes quantités de CO2, ce qui contribue à atténuer le réchauffement climatique d'origine humaine, mais provoque une acidification des océans ayant ainsi des effets dramatiques sur les espèces calcifiantes. Les effets du changement climatique sur les principaux organismes et écosystèmes marins et côtiers sont déjà détectables, et plusieurs d'entre eux seront confrontés à un risque élevé d'impacts bien avant 2100, y compris dans le cadre du scénario de faibles émissions.

Le projet SOCLIMPACT vise à modéliser les effets du changement climatique à échelle réduite et leurs impacts socio-économiques dans les îles et archipels européens pour 2030 - 2100 dans le contexte de l'économie bleue de l'UE, et à évaluer les voies d'adaptation correspondantes, complétant ainsi les projections actuellement disponibles pour l'Europe, et alimentant les modèles économiques réels avec une évaluation non marchande. Plus précisément, douze îles et régions ultrapériphériques européennes sont analysées dans le cadre d'études de cas : les Antilles françaises (Martinique et Guadeloupe), les Açores (Ilha do Faial, Ilha de Sao Miguel e Ilha do Pico), les Baléares (Majorque), les îles de la Baltique (Fehmarn), les Canaries (Grande Canarie), la Crète, Chypre, Madère, Malte et la Sicile.

Les nouveautés de cette action sont, d'une part, d'utiliser efficacement un processus participatif impliquant 12 acteurs et universitaires des îles pour produire des projections précises et adaptées du changement climatique dans le contexte des îles, en tenant compte de la relation entre les scénarios de changement climatique, les impacts biophysiques et les spécificités de chaque île. D'autre part, il aborde le problème du manque évident de simulations de vagues à haute résolution comprenant les îles de l'Atlantique, par l'élargissement de la base de données Med-Cordex et la taille des simulations couplées atmosphère-océan, non publiées à ce jour. Alors que la région méditerranéenne est suffisamment couverte par les données déjà disponibles sur les vagues et les ondes, les ensembles de données climatologiques décrivant les ondes dans l'océan Atlantique, et spécifiquement pour les îles analysées, font généralement défaut. La climatologie des vagues disponible sur l'océan Atlantique comporte une résolution trop faible ; et de nouvelles simulations dédiées ont été réalisées, avec des résultats satisfaisants. Enfin, les estimations des impacts du changement climatique sur les systèmes économiques des îles ont été réalisées en combinant les liens structurels et fonctionnels entre les îles et le reste de l'UE avec une nouvelle combinaison de deux modèles d'équilibre général.

La réunion de restitution du projet se tiendra le 23 mars 2021. La conférence est intitulée "Premier sommet européen des îles sur le changement climatique". Il s'agit de l'événement le plus important organisé par le projet, au cours duquel des universitaires, des représentants de haut niveau des îles et des régions ultrapériphériques de l'UE ainsi que des membres de la Commission européenne analyseront les avantages connexes et les voies d'adaptation à long terme qui permettront de construire des archipels plus résilients. (Inscriptions ICI)

Soutenance d’HDR

Le LC2S à le plaisir d’annoncer la soutenance du Dr. Jean-Raphaël GROS-DESORMEAUX en vue de l’obtention de l’Habilitation à Diriger des Recherches.

Celle-ci se tiendra le mercredi 03 Mars 2021 par visioconférence à 09 : 00 en Martinique, 10 :00 au Brésil et 15 : 00 en France hexagonale.

Lien de connexion: http://apps.univ-antilles.fr/mediaplayer/soutenance.html

Composition du jury

  • ANGEON Valérie, Directrice de recherche, INRAE ;
  • AUDEBERT Cédric, Directeur de recherche, CNRS ;
  • BRETAGNOLLE Vincent, Directeur de recherche, CNRS ;
  • DANIEL Justin, Professeur, Université des Antilles ;
  • LEONE Frédéric, Professeur, Université Paul-Valéry, Montpellier 3 ;
  • MAZUREK Hubert, Directeur de recherche, IRD ;
  • SMITH-RAVIN Juliette, Professeure, Université des Antilles ;
  • TUPIASSU Lise, Professeure, Université Fédérale de Para, Brésil.

Membre invité

BURAC Maurice, Professeur retraité

École thématique du LabEx Céba PLASTIC

Une analyse critique des productions scientifiques liées à l’aménagement du territoire au Brésil suggère que l'absence de référentiels géographiques coordonnés à une stratégie globale de planification territoriale dans la fédération brésilienne entraîne des tensions spatiales en relation avec l'exploitation minière qui affecte négativement les politiques de conservation de la biodiversité.

Du fait de l’importance des enjeux de la planification territoriale au regard de leur vulnérabilité exacerbée, les territoires français de l’Amazonie et de la Caraïbe sont porteurs d’une expérience inédite qui s’illustre notamment par la quantité de documents de planification qui tendent à normaliser l’aménagement et la gestion des territoires.

L’École Thématique "Plastic" est un espace de formation à la pratique de l’interdisciplinarité en mobilisant le thème des territoires miniers amazoniens, selon des grilles d'analyse empruntées aux SHS (Sciences humaines et sociales), aux SVE (Sciences du vivant et de l'environnement) et aux ST (Sciences et techniques). Elle a pour objectif de proposer un cadre de recherche pluridisciplinaire sur la conceptualisation socioécologique de la notion de planification spatiale (territoriale) dite « résiliente ».

Ce concept est appréhendé sous l’angle de l’adaptation à des perturbations dans des contextes de vulnérabilités. La notion de « law for adaptation » est proposée par Brian Walker en 2012 comme réponse dans un contexte de paradigmes divergents au sein des sciences de la biodiversité précisément entre les certitudes du droit et les incertitudes de l’écologie.

Dans ce contexte, l'École thématique PLASTIC contribue à rendre effective le « comonitoring » du droit et de ses sujets. L’émergence et l’engouement des dernières années pour un pluralisme juridique opérationnalisable grâce au développement des Systèmes d'information géographiques (SIG), est une piste de réflexion qui sera privilégiée dans cet exercice de théorisation de ladite "planification spatiale résiliente".

VIIe Séminaire international de coopération scientifique Amazonie-Caraïbes

VII semana

 

Au Brésil et en Guyane, les politiques traditionnelles de développement régional se sont fondées sur des stratégies particulières d’occupation des sols avec des résultats non optimaux. En effet, la multiplicité de risques socio-environnementaux et la récurrence de situations de crises limitent l’effectivité des politiques de développement. Outre ces constats, peu de productions scientifiques interrogent les relations entre les formes de savoirs dans le processus de fabrique de planification spatiale.

Ainsi, l’effectivité d’instruments de planification spatiale pourrait être compromise du fait des interactions entre les sociétés et les écosystèmes, perpétuellement soumis à des processus d'effondrement et de réorganisation, dans des contextes d’exacerbation des risques socio-environnementaux et de changements climatiques.

Une analyse critique des productions scientifiques liées à l’aménagement du territoire au Brésil suggère que l'absence de références géographiques coordonnées à une stratégie globale de planification territoriale dans la fédération brésilienne entraîne des tensions spatiales en relation avec l'exploitation minière qui affecte négativement les politiques de conservation de la biodiversité. La vocation minière de certains territoires amazoniens forestiers leur confère un intérêt scientifique pour concevoir des concepts et des méthodologies transverses pour l’étude des politiques dites de "dérégulation".

Les formations seront organisées du 14 au 18 octobre 2019, à Parauapebas et Canaã dos Carajás dans l’État du Pará au Brésil.

Informations et inscription : https://www.even3.com.br/viiamazoniacaribe/