APPEL À PARTICIPATION

CARIBBEAN MUNDUS

Pouvoir, histoire, (post)-esclavages, environnement et futurs durables dans la grande Caraïbe 23-25 mai 2024 Université des Antilles, Campus de Schœlcher, Martinique

APPEL À PARTICIPATION EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS :

https://pheeac-dev.pil-media.com/wp-content/uploads/2024/02/CFP_CARIBBEAN-MUNDUS-2024_EN-FR-1.pdf 

Caribbean Mundus représentera une opportunité indéniable de faire fructifier les initiatives de recherche collaborative et d'innovation mises en œuvre par le biais du programme ConnecCaribbean, ouvrant ainsi davantage d'opportunités de co-organisations d’événements scientifiques, de collaborations et de projets de recherche orientés solutions en vue de bâtir des futurs durables dans la Caraïbe tout en ayant un impact à l’échelle européenne et mondiale. Le symposium réunira des universitaires, des praticiens et des experts en études caribéennes du monde entier, dont un certain nombre de chercheurs affiliés au programme ConnecCaribbean. Des conférences plénières, séminaires thématiques, tables rondes, ateliers interactifs, séminaires doctoraux et dialogues de science ouverte seront proposés à l'université ainsi qu’au sein des espaces communautaires en Martinique. Ce symposium contribuera à démontrer dans quelle mesure des synergies productives peuvent émerger de la région et permettre d’ouvrir de nouveaux champs de recherches transdisciplinaires. Caribbean Mundus ouvrira véritablement de multiples dialogues et réflexions qui auront pris leur ancrage dans le programme ConnecCaribbean et offriront de nouvelles opportunités d'utiliser les résultats du programme de manière plus large. Il s’agit à terme d’encourager l'engagement communautaire dans la région et de stimuler des voies collaboratives impliquant les gouvernements, les organisations de la société civile ainsi que les agences de développement afin de lier les résultats de la recherche à des actions politiques et des solutions pratiques pour de meilleurs futurs caribéens durables.

Les résumés (maximum 350 mots) et les biographies succinctes (maximum 150 mots) doivent être soumis avant le 1er février 2024 à: caribbeanmundus@gmail.com. (Date limite de soumission prolongée : 20 février 2024) Nous accueillons volontiers les propositions provenant de chercheurs et d’universitaires spécialisés dans les études caribéennes et encourageons les jeunes chercheurs, étudiants en doctorat, praticiens des domaines socio-culturels et artistes créatifs à soumettre des propositions. Les communications peuvent être présentés en espagnol, anglais, français ou créole. Une sélection des communications sera publiée dans les actes du symposium et/ou dans un numéro spécial d'une revue scientifique internationale.

 

BILAN

LE PROJET CESAR PUBLIE SON BILAN

Dans le cadre du premier appel à projet conjoint de l’Agence Nationale de la Recherche sur le développement et l’innovation par rapport à la crise environnementale des échouages d’algues sargasses, le projet CESAR “Environnement côtier sous la pression des sargasses” dévoile le bilan de ses réalisations.

Le bilan : https://ircab.hypotheses.org/1245

SOUTENANCE D’HDR

Le LC2S a le plaisir de vous faire part de la soutenance publique de l’habilitation à diriger des recherches (HDR) de M. Yann Bérard, le lundi 2 octobre 2023, à partir de 8 h 00 (heure de Martinique) - 14 h 00 (heure de Paris), à l’université des Antilles.

Le dossier comporte trois volumes :
Synthèse du parcours scientifique (vol. 1), « Des situations d’expertise aux situations postcoloniales »
Recueil de travaux (vol. 2), « L’expertise en action »
Mémoire original (vol. 3), « La politique de laboratoire : les Outre-mer face à la bifurcation écologique »

Composition du jury :
Mme Soraya Boudia, professeure des universités, université Paris Cité (rapportrice)
M. Fred Constant, professeur des universités, université des Antilles (rapporteur)
M. Justin Daniel, professeur des universités, université des Antilles (garant)
M. Martial Foucault, professeur des universités, Sciences Po Paris
Mme Sandrine Maljean-Dubois, directrice de recherche au CNRS, Centre d’études et de recherches internationales et communautaires
Mme Virginie Tournay, directrice de recherche au CNRS, Centre de recherches politiques de Sciences Po (rapportrice)

 

RÉSUMÉ DE LA SYNTHÈSE DU PARCOURS SCIENTIFIQUE

Des situations d’expertise aux situations postcoloniales

La première étape de notre parcours scientifique interroge les processus de fabrication et de légitimation des savoirs dans l’action publique. Un concept-clé marque cette étape inaugurale, celui de situation d’expertise, entendue comme « la rencontre d’une conjoncture problématique et d’un savoir spécialisé » (CRESAL, 1985, p. 3). Dans cette voie, l’analyse des situations d’expertise appelle à étudier l’expertise en action. À rebours d’une conception commune de l’expertise faite, consistant à appliquer à une situation donnée des savoirs déjà constitués (« systèmes-experts »), l’étude de l’expertise en action suppose à la fois de décrire les modes de fabrication de ces savoirs et la façon dont ils donnent prise (ou non) à une situation d’échappement (incertitude, débordement, crise, etc.). Sous cet angle, l’ajustement des savoirs peut être considéré comme « l’épreuve de vérité » d’une situation d’expertise. Cette perspective d’analyse constitue l’un des acquis de nos travaux de troisième cycle au Centre de recherches sur l’action politique en Europe (aujourd’hui Arènes), nous autorisant à poser les jalons d’une sociologie pragmatique, écologique et politique de l’expertise. Le fil rouge du recueil de publications présenté dans le deuxième volume de cette HDR puise largement dans cette approche, qui inspire tout autant les travaux que nous menons par la suite.

La deuxième étape de notre parcours scientifique s’intéresse à l’émergence de « nouvelles » situations d’expertise associées à la montée en puissance des changements globaux (Longaretti, 2013) et, par extension, de la question écologique. Cette étape marque à la fois un aboutissement et un nouveau point de départ dans nos recherches. Elle s’ouvre avec notre postdoctorat au Centre Émile-Durkheim, consacré à la construction sociale et politique de l’expertise climatique. L’analyse des préoccupations liées aux changements globaux se voit confortée à la suite de notre recrutement comme maître de conférences à l’université des Antilles (et, à l’époque, de la Guyane) sur une chaire d’excellence scientifique mixte du CNRS, fléchée « Biodiversité et politiques publiques ». Au-delà d’un intérêt pour la duplication des formes d’expertise climatique en matière de biodiversité, tout comme pour les conséquences du changement climatique sur la biodiversité, l’orientation que prennent nos recherches peut se résumer à une interrogation sur les processus de mise en politique des changements globaux, soit la façon dont ces enjeux sont constitués en problèmes publics et mis sur l’agenda gouvernemental pour faire l’objet de politiques publiques. Dans cette voie, la territorialisation des dispositifs d’action publique retient particulièrement notre attention.

Notre arrivée en Martinique et au LC2S inaugure parallèlement une troisième étape de notre parcours scientifique qui envisage la question écologique en contexte ultramarin. Ce décentrement nous conduit à porter un autre regard sur les politiques environnementales « à la française », en déployant une réflexion propre à l’Outre-mer, caractéristique d’une situation post-coloniale, où « le présent et le passé, l’interne et l’externe s’interpénètrent » (Smouts, 2007, p. 31). L’un des enjeux de l’analyse de cet autre genre de situation consiste précisément à rendre compte du (ou des) sens dont relève son « après » qui, dans le cas de l’actuelle France dite d’Outre-mer, notamment aux Antilles et en Guyane, n’est pas simple (Giraud, 2004). Pour l’appréhender, nous participons à diverses plateformes scientifiques, ainsi qu’à un nombre croissant de projets de recherche à l’échelle de la grande Caraïbe. Ces terrains et travaux nous conduisent à mettre en évidence une grammaire de l’action publique environnementale originale, dont l’analyse est au cœur du troisième volume présenté pour cette HDR. La mise en place d’une nouvelle équipe de recherche, l’animation d’un séminaire dédié à ces enjeux au sens large, ainsi que la participation au suivi et à l’encadrement de premières enquêtes doctorales en sociologie politique au sein de l’université des Antilles (et ailleurs), constituent des éléments structurants de cette dernière étape en cours.

Références citées :
CRESAL, Situations d’expertise et socialisation des savoirs, Actes de la table ronde des 14 et 15 mars 1985, Saint-Étienne, 1985 (ronéotypé).
Giraud (Michel), « Les enjeux présents de la mémoire de l’esclavage », dans Stéphane Dufoix et Patrick Weil (dir.), L’esclavage, la colonisation et après… France, États-Unis, Grande-Bretagne, Paris, Presses universitaires de France, 2004, p. 533-558.
Longaretti (Pierre-Yves), « Changements globaux », dans Agathe Euzen, Laurence Eymard, Françoise Gaill (dir.), Le développement durable à découvert, Paris, CNRS Éditions, 2013, p. 40-41.
Smouts (Marie-Claude), « Le postcolonial pour quoi faire ? », dans Marie-Claude Smouts (dir.), La situation postcoloniale, Paris, Presses de Sciences Po, 2007, p. 25-66.

 

RÉSUMÉ DU MÉMOIRE ORIGINAL

La politique de laboratoire : les Outre-mer face à la bifurcation écologique

Les Outre-mer, « fers de lance de la transition écologique » ? Depuis quelques années, la République française s’attache à lier le destin de ses territoires ultramarins à celui de la question écologique, les enjoignant à « assumer la responsabilité d’être des territoires pionniers » en matière de protection de la biodiversité, de gestion des risques, d’économie circulaire et de transition énergétique. Signe révélateur ou aveu de faiblesse, cet appel à l’exemplarité est souvent appuyé par la métaphore du laboratoire, laquelle se prête bien à l’entreprise d’élaborer un remède aux nombreux maux que connaissent ces territoires (chômage, violence, cherté de la vie, etc.).

Appeler les Outre-mer français à montrer l’exemple en matière d’écologie, après qu’une large partie d’entre eux ont été successivement soumis à la brutalité de l’extractivisme colonial et sevrés à l’idéologie du progrès modernisateur, en particulier au sein des « quatre vieilles », n’a cependant rien d’évident. Sur cette toile de fond, la promotion desdits Outre-mer en territoires figurant « un avenir soutenable, écologique » peut aussi apparaître comme une façon de chercher à réenchanter une relation à l’État, qui bute régulièrement sur le reflux de la question sociale depuis les premières heures de la départementalisation.

Inséparable de l’affirmation d’une capacité à inspirer, de proche en proche et à distance, les territoires ultramarins eux-mêmes et leurs voisins régionaux, voire l’Hexagone ou l’Europe continentale, la promotion contemporaine des Outre-mer en laboratoires « hors-les-murs » du développement durable révèle la persistance d’une vision expérimentale attachée à ces territoires depuis la période coloniale. Ce faisant, l’assignation de la France du Dehors aux « avant-postes » d’une économie verte et bleue mondialisée n’est pas sans compter avec l’émergence de revendications politiques nouvelles de la part d’acteurs et pouvoirs locaux en quête de sens et d’émancipation, témoignant de l’éveil d’une « conscience écologique » propre, bien qu’encore incertaine et fragile.

C’est à la mise en perspective de cette situation post-coloniale que s’attache le mémoire original de la présente HDR, à travers l’exploration des principaux domaines d’action publique dont relève la question environnementale aux Antilles et en Guyane, où la nature représente depuis la conquête du Nouveau Monde un motif constant d’intérêt et de préoccupation, qu’il s’agisse de l’exploiter ou de la protéger.

En sondant la crise écologique actuelle à partir de l’expérience des « laboratoires créoles », l’analyse des politiques environnementales outre-mer entre alors en résonance avec de nombreuses autres questions (institutionnelle, scientifique, foncière, autochtone, etc.), au cœur de la relation vivante et donc évolutive d’une République à ses marges, qu’elle contribue à éclairer autrement.

ÉVÈNEMENT

Les membres du groupe Mondes caraïbes et transatlantiques en mouvement (MCTM https://www.fmsh.fr/projets/mondes-caraibes-et-transatlantiques-en-mouvement) sont heureux de vous inviter aux journées d'études Fanon en pratiques. Perspectives internationales coordonnées par Matthieu Renault et Esteban Gonzales, qui se tiendront les 1er et 2 juin à la Fondation Maison des Sciences de l'homme, au 54 boulevard Raspail (Le Comptoir-Forum, 1er étage)

Le programme est disponible à l'adresse suivante : https://www.fmsh.fr/agenda/fanon-en-pratiques-perspectives-internationales

Les journées se dérouleront en mode hybride.

Lien de connexion Zoom pour la première journée : https://us06web.zoom.us/j/85383836627?pwd=T2JCcDd1WWc1RkRBVVFHeDZOUFYwUT09

et pour la seconde : https://us06web.zoom.us/j/84212395922?pwd=eDJDcTEzTVlkYnppZzdva0tGdFk1Zz09

Matthieu Renault et Esteban Gonzales pour MCTM

Christine Chivallon, Directrice de recherche CNRS, Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales

 

CONFÉRENCE

  "L’humain-l’inhumain

L’impensé des nouveaux matérialismes"

(Matérialité, ontologie, plantationocène)

Christine Chivallon, Directrice de Recherche CNRS

jeudi 25 mai 2023
14 h 30-16 h 30

Campus de Schoelcher, Martinique
Salle de réunion (Fac de Droit et d'Économie, à l'étage, salle 6)

 

Ce texte propose une traversée critique des « nouveaux matérialismes » en se concentrant sur le « tournant ontologique » qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l’arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait leur « nouveauté », l’autrice envisage les contradictions sur lesquelles ils butent.

En faisant intervenir « l’inhumain », comme pratique au cœur de la modernité occidentale dès l’établissement de l’esclavage, le texte propose une autre approche par laquelle sont rétablis les rapports de pouvoir que semble perdre de vue le tournant ontologique.

Terminant son exploration des concepts par la notion de « plantationocène », outil critique de l’anthropocène, l’autrice expose comment la prise en compte résolue de l’esclavage dans la formation de la modernité et dans la définition de subjectivités dissidentes qui en a résulté permet une réintroduction du politique dans les analyses et se présente ainsi comme la notion la plus féconde pour le futur d’une recherche critique et engagée.

Participer à la réunion Zoom :

https://cnrs.zoom.us/j/91723660896?pwd=d3VtZEpKRDd5dlhOT1lWaDF6cWRZZz09

ID de réunion : 917 2366 0896
Code secret : f4dhD9

Parution des actes de colloque

La parution de cet ouvrage collectif co-dirigé par Yves Montouroy et Amandine Montagut, fait suite aux journées d'études organisées en novembre 2020, autour du thème de l'action publique foncière et de la protection des milieux naturels.

Amandine Montagut, Yves Montouroy (dir.), Action publique foncière et protection des milieux naturels : Une instrumentation territorialisée ?, PUR, avril 2023, 164 pages.

Résumé :

La publication de ces actes propose des contributions aux approches pluridisciplinaires pour interroger les conflits locaux portant sur la gestion foncière et de protection des milieux naturels.  Croisant les approches et les disciplines, ces actes proposent une lecture complexe des espaces collectifs de négociation et d’affrontements que sont les territoires ainsi qu’une compréhension des outils techniques de régulation du foncier et de protection de la nature.

Cette territorialisation de l'action publique foncière et environnementale donne à voir des débats et des innovations instrumentales stimulants pour penser la construction d'un intérêt commun au local. Ce faisant, cet ouvrage entre en résonance avec des débats toujours prégnants sur l’invention et la gestion des territoires, sur la place de la nature dans les pratiques foncières et sur les vecteurs de changement de l’action publique.

https://pur-editions.fr/product/9073/action-publique-fonciere-et-protection-des-milieux-naturels

Séminaire de recherches

Le LC2S en collaboration avec l’ADEME Martinique et CITEO organise un Séminaire grand public
« Ressources ou ordures ? Regards croisés sur les déchets en Martinique »
Le Mardi 18 AVRIL 2023, 8 h 00 à 16 h 30
Université des Antilles – Campus de Schoelcher
Amphithéâtre Frantz Fanon - Faculté de Droit et d'Economie
(entrée gratuite et sans inscription)

8 h 00 : Accueil – Café
8 h 30 - 9 h 15 Lancement : Allocutions d’ouverture : J.Daniel (directeur scientifique), D.Zobda (conseiller exécutif)
9 h 15 - 9 h 45 « Les représentations sociales du tri des déchets en Martinique, les freins, les leviers », M.Thirot (sociologue) et M.Zobda-Zébina (anthropologue)

10 h 00 - 10 h 30 Pause

10 h 30 - 12 h 30 Table Ronde : « Les défis du tri des déchets en Martinique », J-F.Mauro (directeur ADEME)
P.Hénaux (directeur CITEO), J. Daniel (directeur scientifique), C. Fimbou (doctorante droit Public)

Echanges entre les participants et la salle

Fin de la Table Ronde : 12 h 30 – Repas libre

14 h 30 – 15 h 00 « Les défis du zéro plastique », G.Darnis (océanographe) et V.David (chercheur IRD)
15 h 00 - 15 h 30 « Les actions de CITEO en Martinique » Eco-organismes et filière REP, P.Hénaux (directeur de CITEO)
15 h 30 - 16 h 00 « Les déchèteries en Martinique : une infrastructure en mutation ? », C.Chignoli, (ADEME Martinique) et C.Charles (CTM-OTTEE)

Echanges entre les participants et la salle

16 h 30 Fin des travaux

Projet ANR LiCOCO, « Vivre avec la chlordécone »

Dans le cadre du projet ANR LiCOCO, « Vivre avec la chlordécone », un appel à candidatures est lancé pour un contrat doctoral en science politique :

Les promesses de remédiation de la chlordécone aux Antilles : savoirs, pratiques et institutions

Détail de l'appel sur le site du CNRS : https://emploi.cnrs.fr/Offres/Doctorant/UMR8053-PASCAM-004/Default.aspx

Date-limite d'envoi des candidatures : 1er mai 2023

A noter : les étudiants actuellement en année de Master 2 peuvent également candidater, sous réserve de l'obtention du diplôme.

Les liens entre environnement, santé humaine et autre qu'humaine sont bien sûr au coeur de ce sujet de thèse.

SÉMINAIRE

Invitation des équipes BEST et RIGODEV à leur prochain séminaire transversal.

Élection présidentielle 2022 : Autres modes de scrutin, autres résultats ?

 Isabelle Lebon,

Professeure de Sciences Économiques (Université de Caen Normandie)

Jeudi 2 février 2023, 14 h , salle de réunion, Faculté de Droit et d'Économie

PRÉSENTATION DE L'AUTEURE

Isabelle Lebon est Professeur de Sciences Economiques à l’Université de Caen Normandie, membre du Centre de Recherche en Economie et Management (CREM) et directrice adjointe de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines (MRSH) de Caen. Ses recherches concernent principalement l’économie publique et s’intéressent à des questions telles que les inégalités salariales, les règles de vote, l’évaluation des choix des acteurs publics ou l'économie des petits territoires insulaires.

RÉSUMÉ

Quelle aurait été l'issue de l'élection présidentielle française si le mode de scrutin avait été différent ? Une enquête sur données représentatives de la population des électeurs français menée dans le cadre de l'opération Voter Autrement 2022 permet d'y répondre. Le gagnant aurait été le même, que le mode de scrutin soit le scrutin en vigueur, le vote par approbation, le vote par évaluation ou le jugement majoritaire. En revanche, les classements des candidats et la perception de leur importance relative diffèrent. Analyser ces données permet de mieux comprendre à la fois le fonctionnement des différents modes de scrutin et le paysage politique français en avril 2022. Mots clés. Vote, mode de scrutin, préférences électorales, vote par approbation, vote par évaluation, jugement majoritaire Codes JEL. C93, D72

Participer à la réunion Zoom
https://univ-antilles-fr.zoom.us/j/87498431252?pwd=MWI1cmhnKzJWd0ROY1BpaU9hbXI3UT09

ID de réunion : 874 9843 1252
Code secret : 534418

 

 

PUBLICATION

Yann Bérard, Nicolas Rocle et Marion Serot interrogent les retours d’expérience (RETEX) consistant à « tirer les leçons » d’un événement ou d’une suite d’événements dans les politiques des risques et catastrophes « naturels ». À la suite des cyclones survenus dans l’arc antillais en 2017, ils s'appuient sur l’examen du projet TIREX et ses modalités de « transfert des apprentissages » et des savoirs produits. Ils analysent comment le collectif impliqué dans ce RETEX travaille au concret différentes conditions de ce transfert. Le cas d’étude de Saint-Martin permet à cet égard de montrer que la légitimité des savoirs est la dimension la plus déterminante de ce transfert, dans un contexte de légitimation souvent fragile et parfois conflictuelle des politiques publiques (du risque) dans les Outre-mer. Les auteurs mettent en perspective les recherches sur la contextualisation des RETEX.

Retrouvez l'article dans la Revue d’anthropologie des connaissances.

 

Sur le même sujet :

Les enseignements de l’expérience amérindienne kalinago sur les risques naturels dans les Antilles françaises par Guillaume Lalubie, Jean-Raphaël Gros-Désormeaux et Lise Tupiassu.