STOLL Émilie (Martinique), Chercheur CNRS, Anthropologie

Émilie Stoll est chargée de recherche en anthropologie sociale au CNRS.

Membre du LC2S, elle est également collaboratrice du Centro de Documentação Historica do Baixo Amazonas (CDHBA) de l'Université Fédérale de l'Ouest du Para (Brésil) et actuellement chercheur invitée au Centre Alexandre Koyré (CNRS/EHESS/MNHN).

Elle coordonne l’équipe EXORIGINS dans le cadre du projet Emergence(s) Ville de Paris « De la diversité bio-culturelle dans les jardins des Parisiens : circulations de personnes, de végétaux et d’imaginaires » (2019-2022).

Elle coordonne également plusieurs projets de numérisation d’archives judiciaires en Amazonie, avec le professeur Gefferson Ramos Rodrigues (UFOPA/CDHBA) : Modern Endangered Arquive Program (financé par UCLA Library) et « Amazonia Now » (financé par la Fondation Gerda Henkel).

Ses travaux de recherche, en Amazonie brésilienne, se situent à l'intersection de l'anthropologie américaniste (étude des groupes amérindiens d'Amérique du Sud), de l'anthropologie de la transmission (étude des migrations sur le temps long et construction du lien au sol) et de l'anthropologie de la nature (perception des dynamiques paysagères, rapports entre humains et non-humains).

Thèmes de recherche :

  • Circulation des personnes, des plantes et des imaginaires
  • Labilité identitaire et territoriale à l’épreuve des politiques multiculturelles
  • Perceptions des changements paysagers par les populations amazoniennes
  • Transmission d’altérités et mécanismes d’ancrage au sol
  • Déclassement social et autochtonisation des descendants de migrants

HAL : https://cv.archives-ouvertes.fr/emilie-stoll

Academia.edu : https://cnrs.academia.edu/EmilieSTOLL

ResearchGate : https://www.researchgate.net/profile/Emilie_Stoll

Travaux et/ou Publications récents* (les 5 plus importantes) :

2020 Stoll, E., MEDAETS, C., « Faire sa place et faire « famille » dans les villages de basse Amazonie (Brésil). Rôle de la socialisation enfantine dans les dynamiques familiales de transmission », AnthropoChildren, 9 (Varia), 2019-2020 [en ligne]. Mis en ligne le 25 septembre 2020.                 https://popups.uliege.be/2034-8517/index.php?id=3319

2020 : Simenel, R. ; Stoll, E. (2019). Comment devient-on Amérindien ou Chérif par une origine juive? Trajectoires généalogiques pour repenser le lien au sol en Amazonie et au Maroc. Lusotopie. Recherches politiques internationales sur les espaces issus de l’histoire et de la colonisation portugaise, 18 (dossier : Judaïsmes dans les lusotopies contemporaines), 218-246. Mis en ligne le 04 février 2020. https://brill.com/view/journals/luso/18/2/article-p218_5.xml DOI : 10.1163/17683084-12341744

2019 : Stoll, E. ; Alencar, E. F. ; Folhes, R. T. ; Medaets, C. (orgs.) (2019) Paisagens Evanescentes: Estudos sobre as Percepções das Transformações nas Paisagens pelos Moradores dos Rios Amazônicos. Belém: Editora do NAEA. ISBN: 978-85-7143-183-6

2019 : Stoll, E. (2019) “Vamos segurar nossas pontas!” Paisagem em movimento e domínio dos lugares no rio Arapiuns. In: Stoll, E. ; Alencar, E. ; Folhes, R. ; Medaets, C. (eds) Paisagens Evanescentes: Estudos sobre as percepções das transformações nas paisagens pelos moradores dos rios amazônicos. Belém: Editora do NAEA, 137-162.

2017 : Stoll, E. ; Fischer, L. R. C. ; Folhes, R. T. (2017) Recenser la propriété en Amazonie brésilienne au tournant du XXe siècle : des registres de terres de João de Palma Muniz aux cartes de Paul Le Cointe. Histoire & Mesure, 32(1) (dossier : Le chiffre et la carte. Pratiques statistiques et cartographiques en Amérique latine XVIIIe – XXe siècles, coord. J.-P. Beaud et C. Damasceno Fonseca), 53-90. https://histoiremesure.revues.org/5756 ; DOI : 10.4000/histoiremesure.5756

CV synthétique : https://pheeac-dev.pil-media.com/wp-content/uploads/2021/10/2020-02_CV_Stoll-siteweb.pdf 

Lise TUPIASSU MERLIN (UFPA)

Lise TUPIASSU est docteur en sciences juridiques, professeur à l'UFPA (université fédérale du Pará), et au CESUPA (centre universitaire du Pará). Elle est titulaire de trois masters : Droit public à l'université fédérale du Pará et à l'Université Toulouse I ; et Droit fiscal à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle possède une expérience en sciences sociales appliquées aux enjeux environnementaux comme le changement climatique, la conservation de la forêt amazonienne, la protection des populations autochtones ainsi que les solutions basées sur la nature. Elle s’est spécialisée dans l’étude des instruments économiques, financiers et fiscaux de politiques publiques pour le développement durable en Amazonie. À partir des cadrages conceptuels et méthodologiques de la recherche-action, elle a assuré le montage et la coordination scientifique de programmes, de projets et de réseaux scientifiques sur l’étude des incohérences dans les politiques publiques environnementales de leurs phases de conception à leur effectivité. Elle est directrice de la Clinique des Droits de l’Homme de l'Amazonie de l’Université Fédéral du Pará, coordinatrice d’un programme de coopération internationale franco-brésilienne dans le cadre du CAPES-COFECUB et procureur fédéral. La portée opérationnelle de son travail se traduit par des changements dans des institutions brésiliennes. Elle a assuré la coordination d’expertises françaises en Amazonie sur les politiques foncières, la fiscalité environnementale, les Droits de l’Homme, les PSE, les GIS, etc., notamment dans le cadre d’un réseau de laboratoires de haut niveau en France (le Centre d’Étude de la Biodiversité Amazonienne). Elle siège dans plusieurs réseaux nationaux et internationaux qui influencent les trajectoires de politiques publiques. Elle gère des activités de recherche françaises et étatsuniennes au Brésil dans le cadre de projets nationaux, internationaux et européens. Depuis 2019, elle est coresponsable pour le Brésil de l’IRCAB (Institut de recherche en sciences sociales sur la biodiversité Caraïbe-Amériques), un réseau de recherche international de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales et de l’Institut Écologie Environnement du Centre National de la Recherche Scientifique.

Curriculum Vitae

DAVID Victor (Martinique), Chercheur IRD en accueil au LC2S, Droit et Sciences Sociales

Docteur en Droit et Sciences Sociales (PSL/EHESS), Victor DAVID est actuellement chargé de recherches au Centre IRD de Nouméa en Nouvelle-Calédonie et membre de l’Unité Mixte de Recherche IRD / Université de Montpellier, GRED (http://gred.ird.fr/). Il est accueilli au Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales (LC2S) durant 6 mois en 2019 dans le cadre d’une mission longue durée.

Ses activités de recherche et son expertise sont axées sur l’évolution du droit de l’environnement, les droits de la nature, le droit et les stratégies politiques d’adaptation au changement climatique dans le Pacifique Sud, la protection juridique des déplacés environnementaux en Océanie et la géopolitique de l’Océanie. Il est titulaire d'une licence en droit et de maîtrises en littérature anglaise, en sciences politiques (Université de Paris-X) et un DEA en anthropologie juridique (Université de la Nouvelle-Calédonie). Il a déjà un nombre important de publications et de participation à des conférences scientifiques à son actif.

Victor DAVID a débuté sa carrière dans l'administration d'ORSTOM / IRD (Dakar, Brazzaville, Paris et Nouméa) avant de devenir Secrétaire général adjoint du Congrès de la Nouvelle-Calédonie (2001) et plus tard en 2007, Directeur Général d'une société d'économie mixte pionnière dans le secteur de la gestion des déchets ménagers dans le Grand Nouméa. Il est revenu à l'IRD en janvier 2011, se réorientant vers une carrière à plein temps dans la recherche et l'expertise. Il est actuellement chargé de l’appui scientifique du projet d’élaboration participative du code de l’environnement de la province des îles Loyauté et d’une étude de faisabilité de la reconnaissance de la personnalité juridique de l’Océan Pacifique. Plus de détails sur le site web GRED et les pages personnelles Linkedin.

Travaux et/ou Publications récents :

2018 : David V., « Pour une meilleure protection juridique de l’Environnement en Nouvelle-Calédonie. Innover par la construction participative du Droit », Thèse de Doctorat en Droit et Sciences Sociales. EHESS Paris Sciences et Lettres. 465 p.

2018 : David V., « Le renouveau de la coopération régionale dans le Pacifique sud
à l’aune du changement climatique », in LAVOREL S. (Dir.) Actes du Colloque de restitution du projet Stratégies Françaises d’Adaptation dans le Pacifique sud aux Changements Climatiques (STRAFPACC) -Paris, 5-6 juillet 2018. Projet de recherche sous l’égide du Conseil supérieur de la Formation et de la Recherche stratégiques (CSFRS), Paris. A paraitre (en anglais) aux Editions IRD / Presses Universitaires de Grenoble Alpes.

2017 : David V., Le métissage de la norme par la co-construction du droit : l’exemple du Code de l’environnement de la province des Iles Loyauté, Revue Juridique Politique, Economique de Nouvelle-Calédonie, Nouméa. p. 102-107.

2017 : David V., « La nouvelle vague des droits de la nature - La personnalité juridique reconnue aux Fleuves Whanganui, Gange et Yamuna», Revue Juridique de l’Environnement. N°2017/3 SSFDE, Strasbourg. p. 409-424

2012 : David V., La lente consécration de la nature, sujet de droit : Le monde est-il enfin Stone ? Revue Juridique de l’Environnement, SFDE, 2012/3, Strasbourg. p. 469-485

BASTOS Rodolpho Zahluth (Pará), Chercheur, Géopolitique, Droit public

Juriste, titulaire d’un doctorat en géopolitique de l’Institut Français de Géopolitique (IFG) de l’Université de Paris VIII. Spécialiste de droit de l’environnement, politiques environnementales, gestion des ressources naturelles, régime d’accès et partage des avantages (APA). Travaille sur des problématiques relatives au développement durable en Amazonie et se spécialise dans l’articulation d’un dialogue interdisciplinaire entre la géopolitique et le droit. Membre de l’Institut Historique et Géographique du Pará (IHGP). Membre du conseil éditorial de la revue Passages de Paris (ISSN 1773-0341). Professeur chercheur du programme de recherche « Gestion des ressources naturelles et développement local en Amazonie » du Centre de l’Environnement de l’Université Fédérale du Pará (PPGEDAM/NUMA/UFPA) et membre associé au Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales (LC2S/UA/CNRS).

Travaux et/ou Publications récents:

2019 : BASTOS, R. et alli. O Polo Industrial de Barcarena, no Pará, como principal gerador de externalidades (negativas) sob a ótica de compreensão das lideranças locais : uma pesquisa in loco. In NUNES, C. et alli. Produção espacial e dinâmicas socioambientais no Brasil setentrional. Belém, PA : GAPTA/UFPA p. 237-256.

2018 : BASTOS, R. et al. (Orgs). Cidades, Comunidades e Territórios - Problemas Socioambientais, Ações Sustentáveis e Reordenamento Territorial. Belém, PA: UFPA/NUMA, 295 p.

2018: BASTOS, R., NUNES, H. Cacau, chocolate e turismo na região Transamazônica, Pará. Turydes – Revista de Investigación em Turismo y Desarrollo Local, v. 11, p. 1-15.

2016: BASTOS, R., GALY, K., VESTRIS, I., CANTO, O. Le régime international de l’accès aux ressources génétiques au prisme de l’entrée en vigueur du Protocole de Nagoya. Revista Brasileira de Direito Internacional, v. 13, p. 130-144.

2015: GROS-DESORMEAUX, J.-R. ; TUPIASSU, L. ; BASTOS, R. L’île et le vivant revisités dans la théorie de la biogéographie insulaire: les symptômes du syndrome d’insularité. Revista Geoamazônia, v. 3, p. 200-210.

CV complet

Jean-Raphaël GROS-DESORMEAUX (CNRS)

Jean-Raphaël GROS-DESORMEAUX est titulaire d'un doctorat en géographie (2008), lauréats du prix de thèse de l'Université des Antilles Guyane (2009), rattaché à la section "Hommes et milieux" et à la commission interdisciplinaire "Environnements sociétés" du Centre National de la Recherche Scientifique (2012). Il possède une expérience en sciences de la conservation, spécialisé en géomatique appliquée. Ces activités de recherche concernent les sciences de la conservation de la biodiversité qu'il cherche à appréhender selon une démarche originale interdisciplinaire et transverse. De la Caraïbe à l’Amazonie, son objectif principal est de comprendre les choix de préservation de la biodiversité en fonction des connaissances en écologie, de leurs modalités d’appropriation par les différents acteurs (populations locales, gestionnaires, organisations) et de leurs modes de gouvernance dans les interactions « hommes-milieux ». Il est président du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de la Martinique et vice-président du Centre Régional d'Information Géographique "GéoMartinique". Depuis 2019, il coordonne l’IRCAB (Institut de recherche en sciences sociales sur la biodiversité Caraïbe-Amériques), un réseau de recherche international de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales et de l’Institut Ecologie Environnement du Centre National de la Recherche Scientifique. Depuis 2020, il est Adjoint au directeur scientifique référent « Antilles » (ADSR) au Centre National de la Recherche Scientifique et directeur du Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales, une Unité Mixte de Recherche sous la double tutelle du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université des Antilles

Curriculum Vitae

BECHACQ Dimitri (Martinique), Chercheur CNRS, Anthropologie

Dimitri Béchacq, affecté au LC2S depuis 2012, est co-reponsable de l’équipe 3 FRACA du LC2S, du séminaire d’équipe Penser les frontières et les appartenances depuis la Caraïbe et les Amériques, et responsable valorisation et science ouverte du LC2S. Dr en Anthropologie sociale et ethnologie de l’EHESS (Pratiques migratoires entre Haïti et la France. Des élites d’hier aux diasporas d’aujourd’hui, 2010), il a publié plusieurs articles sur les usages sociaux et politiques du vodou. Outre le pilotage de l’ANR Histoires orales alternatives dans la Caraïbe XIXe-XXe siècles (2015-2018), il participe à plusieurs programmes de recherche nationaux et internationaux dont l’ANR TIREX (2017-2022), le projet FMSH (2018-2023) Acteurs, images & pensées en réseaux entre Europe et Caraïbe (1920-1946) et le projet Sarimed (https://sarimed.hypotheses.org - 2021-2023). Ses recherches actuelles portent sur l’articulation entre les problématiques environnementales et sanitaires, et principalement sur la migration et la mobilité dans la Caraïbe. Ces dernières sont analysées à partir de l’histoire sociale de la présence haïtienne aux Antilles et de ses situations migratoires, mais aussi à partir d’une politisation de la race au cœur des circulations et des filiations intellectuelles et idéologiques en contexte colonial et postcolonial (séjour du couple Césaire en Haïti en 1944).

Travaux et/ou Publications récents :

2019 : Béchacq, D., Calixte F. & Meudec M. (dir.). Les migrations et la Caraïbe : (dés)ancrages, mouvements et contraintes, Recherches Haitiano-Antillaises, n° 8.

2019 : Béchacq, D. Le vodou haïtien et l’indépendance d’Haïti : de la résistance à l’héritage politique, Traditions voyageuses dans l’espace francophone. Mémoire entrelacées, t. 2, Paris, L’Harmattan, 65-77.

2019 : Béchacq, D. Mobilité, parenté et instruction de l’élite haïtienne (fin XVIIIe-début XXe siècles) in B. Lesueur & D. Rogers (dir.), Libres après les abolitions ? Statuts et identités aux Amériques et en Afrique, Karthala, Coll. Esclavages), Paris, 111-138.

2019 : Béchacq, D. Le vodou haïtien in A.-L. Zwilling (dir.), Les minorités religieuses en France. Panorama de la diversité contemporaine, Paris, Bayard, 1237-1250.

2018 : Béchacq D., Cloos P., Gros-Désormeaux J.-R., Changement climatique, santé et migrations : prioriser la recherche dans les Antilles, Liaisons Énergies-Francophonie, 51-53, http://www.ifdd.francophonie.org/ressources/ressources-pub-desc.php?id=758

CV : https://pheeac-dev.pil-media.com/wp-content/uploads/2023/01/CV-–-Dimitri-BECHACQ-janv-23.pdf